Pas à pas d’installation
Le tuto est un peu long parce que je l’ai voulu assez exhaustif et explicatif.
Pour toute question : arthur.pons@unistra.fr
Bon courage 😊
Installer physiquement l’ordinateur
L’ordinateur doit :
- être branché à une souris
- être branché à un clavier
- être branché à un écran alimenté en courant
- être alimenté en courant
- être branché à internet via un câble ethernet
L’installation ne peut pas se faire correctement sans internet. Il n’est pas possible de faire un partage de connexion puisqu’il faut que l’ordinateur ait internet durant la phase d’installation.
Pour vérifier si l’ordinateur est connecté on peut constater si les lumière verte et orange du port ethernet clignotent lorsqu’on branche le câble dessus. Au pire l’installateur nous dira s’il voit du réseau ou pas.
Démarrer sur la clef usb
Insérer la clef debian dans n’importe quel port usb de l’ordinateur. Allumer l’ordinateur et appuyer très rapidement et de manière répétée sur la touche echap1. Si tout se passe bien on entre dans le bios. On y navigue avec le clavier.
Ici difficile d’être guidé puisqu’il change selon les constructeurs. L’idée
générale est de trouver les termes startup
ou boot
, explorer ces options là
et y trouver une option qui corresponde à la clef usb proche de lexar usb
.
Sélectionner cette option, tenter de la mettre par défaut, sauvegarder les
modifications et redémarrer.
Si la configuration est bonne, au redémarrage l’ordinateur devrait booter sur la clef et non plus sur le disque dur de l’ordinateur.
Installation de debian
Quand cela est demandé, choisir l’installateur graphique. Il se navigue avec la souris.
L’installation est relativement guidée mais cinq éléments sont à ne pas rater :
- Le nom de la machine
Ne pas y mettre de caractères spéciaux ni d’espaces, que des lettres sans accents ou des chiffres.
Ce n’est pas super important mais tant qu’à faire autant l’identifier
correctement. Choisir, par exemple, son emplacement (salle-activite
,
salle-info
etc).
- Le mot de passe root.
Ce mot de passe est extrêmement important puisqu’il permet d’obtenir les droits d’administrateur sur la machine et ainsi y modifier/installer ce que l’on souhaite. Il est recommandé de mettre un mot de passe long. Si la situation le permet et le demande il est possible de le noter quelque part. Je pense que la situation de l’accueil de jour le permet. Au moins une personne du Secours Catholique doit savoir où se trouve ce mot de passe à défaut de le connaître par coeur.
- le compte secours
Il sera demandé de créer un premier compte utilisateur. Son nom n’est pas bien
important, il sera nommé secours
par la suite. Ne pas y mettre de caractères
spéciaux ni d’espaces, que des lettres sans accents ou des chiffres.
Son mot de passe n’est pas vraiment critique non plus. Ce compte servira simplement de stockage de la configuration mais il ne pourra pas exécuter des choses importantes par lui même sans le mot de passe root.
- partitionnage
Traditionnellement le moment le plus compliqué de l’installation. Ici c’est simple, on se fiche de ce qu’il y a avait sur le disque dur avant donc on opte pour prendre toute la place sur le disque. Dans le doute opter pour la configuration par défaut.
- Le choix de l’environnement de bureau
Très important. La configuration a été faite pour fonctionner sur
l’environnement cinnamon
. Il faut donc tout décocher et ne cocher que
cinnamon
et truc usuels ?
.
Création de comptes
Une fois l’installation de debian terminée, redémarrer l’ordinateur. Le moment est venu d’appliquer la configuration avec tous les comptes, langues et claviers qui vont bien.
Par la suite tous les exemples précédés par des $
sont des commandes à taper
tel quel dans le terminal. Il faut respecter les majuscules/minuscules et
les espaces. Si une ligne n’est pas précédées d’un $
c’est qu’elle doit être
le résultat d’une commande. Lancer une commande génère souvent beaucoup de texte
dans le terminal. Ce n’est pas grave et plutôt bon signe.
Il va falloir, dans l’ordre :
- se logger au compte
secours
Dans la petite interface choisir le compte secours, entrer le mot de passe et se logguer.
- ouvrir un terminal
Cliquer sur le petit carré noir en bas à gauche
- Passer sur le compte root
Taper su
suivi d’un espace suivi d’un tiret -
:
$ su -
Mot de passe :
Insérer le long mot de passe root (oui c’est chiant). Si le mot de passe est correct on voit ce prompt :
root@nom_de_la_machine:~#
Nous avons dorénavant les pouvoirs d’administrateur. Il est important de ne pas faire de bếtise à partir de maintenant sinon on risque de devoir tout réinstaller.
- Télécharger l’outil d’installation
L’outil d’installation se trouve sur internet et est téléchargeable à l’aide d’un programme nommé git. Il faut d’abord l’installer2 :
$ apt -y install git
Pleins de choses devraient s’afficher à l’écran (c’est bon signe). Attendre que
l’on récupère la main, c’est à dire que l’on retrouve notre
root@nom_de_la_machine:~#
.
Puis télécharger l’outil :
$ git clone git://bebou.netlib.re/secours-catholique
Une fois le téléchargement terminé, entrer dans le dossier qui vient d’être créé :
$ cd secours-catholique
Si c’est réussi le prompt avec le curseur devrait afficher
root@nom_de_la_machine:~/secours-catholique#
Exécuter le script d’installation
$ ./makeconf
...
arrivé à lafin, reboot ? (O/n)
Il est demandé si l’on veut redémarrer. Ce n’est pas strictement nécessaire mais
pourquoi pas. Taper O
puis entrer pour le faire. Sinon n
puis entrer pour
rester ici.
Et voilà ! ✌
Vérification
Si on le souhaite on peut vérifier rapidement si ça a bien fonctionné en :
- Se déconnectant de secours
Cliquer sur le menu démarrer, sur la sortie de secours puis “se déconnecter”
- Se connectant sur un autre compte
Par exemple le compte en arabe soudanais ar_sd_لهجة-سودانية
.
Vérifier que :
- on peut s’y connecter sans mot de passe.
- constater que le système est en arabe
- que les clavier dsponibles sont bien français, anglais et arabe
- que firefox est bien en arabe
- que les raccourcis sur le bureau fonctionnent bien
Pas à pas de création d’un nouveau raccourci
Pour un compte en particulier
Dans l’ordre :
- Clique droit sur le bureau
- Sélectionner “Créer un nouveau lanceur ici…” ou la troisième option
- Première case du formulaire : choisir un nom, c’est ce qui s’affichera sur le bureau
- Deuxième case : choisir une commande
- Cliquer sur l’icône : choisir une icône
La difficulté est ici de connaître la commande. Pour lancer firefox sur un site en particulier on peut écrire :
firefox https://google.com
En remplaçant l’url du site par ce que l’on souhaite. Si l’on souhaite lancer une autre application il faudra connaître le nom de la commande associée. C’est généralement le nom de l’application mais ça arrive que ce ne soit pas le cas. Dans ce cas-ci il faut prendre contacte avec une personne plus compétente 🫤
Pour tous les comptes à la fois
Puisque c’est pratique de pouvoir installer un raccourci pour tous les comptes d’une seule fois le script d’installation est prévu pour. Malheureusement seul le compte root a les droits pour le faire donc il faut repasser par l’étape 2. de la création des comptes. De plus il n’est pas possible dans ce mode là de créer un fichier texte à l’aide d’une interface graphique. Deux options :
- Vous me demandez d’ajouter un raccourci
Dans ce cas-ci il suffit d’attendre que ce soit fait puis reprendre depuis
l’étape 2.. Une fois que vous êtes dans le dossier secours-catholique
et que
vous voyiez dans le terminal :
root@nom_de_la_machine:~/secours-catholique#
Il suffit de faire
$ git pull
...
$ ./makeconf
Et hop c’est installé
- Vous vous sentez l’âme aventurière et vous voulez le faire vous même
Génial ! J’adore quand on se lance des défis !
Imaginons que l’on souhaite créer un raccourci vers le site de l’anef
(l’angoisse).
Commencer par copier un fichier desktop existant :
$ cp internet.desktop anef.desktop
Puis l’ouvrir
$ micro anef.desktop
On voit le contenu du fichier.
- la ligne avec
Name
sera le bom du raccourci - la ligne
Exec
la commande qui sera lancée - la ligne
Icon
est le nom de l’icône à afficher
Evidemment on peut difficilement deviner le nom des icône. Ma stratégie est de faire “clique-droit -> propriété” sur un raccourci existant. Cliquer sur l’icône et en trouver une qui me convient. Le nom à insérer dans le fichier est le nom inscrit en dessous de l’icône. On peut en théorie mettre n’importe qu’elle image mais ce sera pour une autre fois.
Après modification ce raccourci ressemblera par exemple à :
[Desktop Entry]
Name=anef
Exec=firefox https://administration-etrangers-en-france.interieur.gouv.fr/particuliers/#/
Comment=
Terminal=false
Icon=cs_firewall
Type=Application
Pour l’enregistrer faire un classique ctrl+s
et pour quitter un moins
classique ctrl+q
.
Pour installer le nouveau raccourci, relancer le script d’installation :
$ ./makeconf
Glossaire
linux
Le nom du coeur du système d’exploitation installé, aussi appelé kernel en anglais. C’est lui qiui est chargé de faire la passerelle entre les programmes et le matériel (le processeur, la mémoire etc).
On a l’habitude de nommer tous les systèmes basés sur linux simplement “linux” mais c’est une sorte d’abus de language. Linux tout seul ne sert pas à grand chose, c’est linux combiné à d’autres logiciels qui en font un système complet. C’est pour cela que certaines personnes disent GNU/Linux ou parlent de manière plus générale de “distribution linux” (ou du nom d’une distribution en particulier).
debian
Le nom de la distribution choisie. Elle a l’avantage d’être stable et très répandue. Si une personne connaît linux il est probable qu’elle utilise debian.
distribution linux
Le nom donné aux systèmes d’exploitation complets basés sur linux. Debian est une distribution linux dans le sens où elle utilise le coeur linux et y aggrège tout un tas de logiciels autour pour en faire un système utilisable par n’importe qui (dans contexte pro ou perso, pour un serveur ou un portable etc). Elle fournit l’infrastructure pour les télécharger, teste si tout fonctionne bien, fournit les traductions etc.
environnement de bureau
La partie graphique visuelle du système d’exploitation. La barre de tâche, les fenêtres, comment elles s’organisent etc. Dans le monde des systèmes d’exploitation libres il est possible de choisir son environnement de bureau. Certaines distributions n’en propose qu’un seul, d’autres comme debian vous laissent le choix à l’installation.
Windows at MacOs aussi on des environnements de bureau mais on ne les conçoit pas de cette manière puisqu’ils ont un monopole sur leurs systèmes d’exploitation respectifs. On parle avec de Windows pour nommer le coeur et les logiciels par dessus et l’environnement de bureau.
booter
L’action de faire démarrer l’ordinateur sur un disque plutôt qu’un autre. Par défaut les ordinateurs sont configurés pour booter sur un disque en particulier. Lorsque l’on souhaite installer un nouveau système d’exploitation, souvent via une clef usb, il font alors temporairement lui demander de booter sur cet autre disque.
script
Un script est un petit programme qui effectue un ensemble relativement restreint
de tâches avant de terminer. Ici notre commande d’installation makeconf
est un
script.
terminal
Un terminal, ou dans notre cas techniquement un émulateur de terminal, est un logiciel via lequel on peut intéragir avec le système en ligne de commande. Les terminaux étaient historiquement l’unique interface homme/machine pour les ordinateurs avant le développement des interfaces graphiques. Ils sont encore utilisés dans le monde de l’informatique notamment lorsqu’il faut effectuer des tâches répétitives à grande échelle3.
prompt
Ce qui s’affiche avant le curseur dans un terminal. Contient souvent le nom du
compte courant, le nom de la machine, du dossier dans lequel on est etc. Souvent
symbolisé dans les tutos avec un simple $
ou #
.
root
Le nom du compte administrateur sur linux. Il possède tous les droits et peut tout faire. Nécessaire pour installer de nouveaux logiciels ou configurer des choses dans un compte qui n’est pas le sien.
fichier raccourci/desktop
Fichier texte dont le nom termine par .desktop
. Installé sur le bureau permet
de lancer des commandes et ainsi de créer des raccourcis.
Gestionnaire de session
L’interface depuis laquelle on se connecte aux comptes. Dans notre cas se nomme
lightdm
.
bios
Un tout petit programme qui se lance avant le système d’exploitation. Il permet d’y régler certains paramètres fondamentaux de l’ordinateur comme le disque sur lequel démarrer. On y entre généralement en appuyant frénétiquement sur l’une des touches du premier rang du clavier. On en sort difficilement.
plusieurs machines comme c'est notre cas !
-
la touche peut varier selon les modèles. Si ce n’est pas echap essayer d’autres touches de la première rangée (F1, F2 jusqu’à suppr). Parfois la bonne touche est affichée au démarrage avec un message du type “esc : startup menu”. ↩
-
C’est si simple d’installer des choses avec linux ! ↩
-
comme configurer tout un tas de choses pour cinq comptes différents sur ↩